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Chaos Labs s’éloigne d’Aave, et ce n’est pas un petit contributeur qui s’éloigne discrètement. Il s’agit du départ du principal gestionnaire de risques du protocole, au milieu d’une rupture de gouvernance plus large qui a déjà poussé d’autres contributeurs principaux vers la sortie.

Dans un article publié lundi, le fondateur de Chaos Labs, Omer Goldberg, a déclaré que la décision n’avait pas été prise à la légère, mais que l’engagement avec Aave ne reflétait plus la façon dont son équipe pensait que les risques devaient être gérés. Il a ajouté qu’Aave Labs avait agi de manière professionnelle et avait même soutenu un budget plus important, mais que les deux parties restaient trop éloignées sur la voie à suivre.

L’expansion de la V4 accentue le fossé sur le risque

Goldberg a souligné trois raisons pour son départ. Premièrement, il a déclaré que les fiançailles n’étaient pas rentables. Deuxièmement, il a fait référence aux récents départs de BGD Labs et d’Aave Chan Initiative, deux autres contributeurs majeurs qui ont déjà annoncé leur départ au milieu du même conflit plus large. Troisièmement, et surtout, il a décrit un désalignement fondamental avec Aave Labs en matière de gestion des risques, car Aave V4 élargit la conception et la flexibilité du protocole.

Ce dernier point compte plus que la question budgétaire. Aave V4 n’est pas simplement une autre mise à niveau de routine. Cela modifie la surface opérationnelle du protocole, ce qui tend à rendre les désaccords sur les garde-fous beaucoup plus difficiles à dissimuler.

Aave perd un autre opérateur principal

Ce départ ajoute au sentiment que l’équilibre interne d’Aave a changé. BGD Labs, qui a aidé à construire des éléments clés de l’infrastructure du protocole, a annoncé plus tôt qu’il quitterait le protocole à compter du 1er avril. L’initiative Aave Chan de Marc Zeller a également annoncé son intention de se retirer dans un contexte de tensions croissantes en matière de gouvernance.

Pour Aave, le problème immédiat est la continuité. La gestion des risques n’attire pas beaucoup l’attention jusqu’à ce qu’elle s’effondre, et les grands marchés du crédit ne laissent pas beaucoup de place à l’ambiguïté. À mesure que la V4 se rapproche, le protocole compte désormais une main de moins expérimentée dans la salle.